Mon univers

24 septembre 2006

La vie s'organise

Je viens de passer un bon week-end. Pavé de bonnes discussions, de promenades en plein air, de musique et de lecture.
J'ai pris en option des cours d'agreg sur Coriolanus, de Shakespeare, et je nage en pleine Rome antique.

L'automne s'installe tout doucement et les arbres se parent subtilement de jaune et de roux sous un ciel d'un gris discret.

J'ai fait connaissance à la fac d'une fille sympa qui vient de Pologne et vient en Erasmus finir sa thèse d'anglais en France. Du coup j'ai quelqu'un avec qui parler anglais, ce que je trouve libérateur et rassurant. Je n'avais pas réalisé que les cours de master anglais étaient uniquement en français et j'avais peur de perdre le niveau d'oral que j'ai aquis en Irlande par manque de pratique. Du coup avec Agnieszka, on se donne rendez-vous tous les mardis après-midi, on parle une heure en français pour lui permettre de progresser et une heure en anglais pour se détendre.

Demain j'ai prévu d'aller au centre ville l'après-midi. Je suis très heureuse de mon emploi du temps, qui me laisse tant de liberté pour le moment. Je suis impatiente de pouvoir vraiment me jeter à corps perdu dans la rédaction de mon mémoire.

22 septembre 2006

Paix

Pour une fois je me permets de vous montrer une image humouristique que j'ai trouvé par hasard sur le web et qui a réussi à me rendre mon sourire.


J'ai été me ballader en forêt avec Arthur aujourd'hui, nous avons marché pendant une heure, puis nous nous sommes assis autour d'une table de bois, avec des feuilles de papier et des crayons. Nous avons passé un bon moment, à tout observer, à partir dans des délires. Je pense qu'un observateur extérieur aurait eu du mal à nous suivre. A un moment je me suis allongée sur le ban pour regarder bouger les feuilles des arbres et il est venu subrepticement me titiller de le pointe de son crayon de papier, et j'ai bien cru que c'était une "bébête", j'ai poussé un petit cri et nous avons eu un vrai fou-rire.

Je me sens en paix. Je n'ai ni chaud ni froid.

20 septembre 2006

Noeud

Mon cauchemar le plus récurrent quand j'étais petite va vous paraître étrange. Je rêvais que j'étais une corde, et qu'à côté de moi se trouvait une autre corde plus épaisse. Il n'y a que ces deux cordes dans tout l'univers, le reste est d'un noir infini. Les cordes sont tendues, et comme tout mon être se concentre dans un point précis de ma corde, j'ai un point de vu optique inédit, je vois mon point de fuite, et l'autre corde de très très près. Les cordes se mettent à se balancer lentement, de haut en bas, comme si un géant en tenait les deux bouts et s'amusait à les tendre et à les détendre détendre à rythme rapide. Et ça fait peur. Le rythme s'intensifie, et je suis très tendue. Puis lors d'un mouvement plus fantastique que les autres, ma corde se noue. Puis les noeuds s'accumulent, à chaque bond, et il me semble que je n'arriverai jamais à me dénouer. La grande corde aussi se noue, et comme je la vois si bien, c'est encore plus terrifiant. Je ne peux vous dire mon état de détresse au réveil.

Je pense que c'est pour ça que j'ai très vite voulu apprendre à faire et défaire les noeuds, pour exorciser ce rêve. Lorsque je me trouve fasse à une situation difficile dont l'issue ne dépend pas de moi, j'aime prendre rêveusement un fil et y faire des noeuds. Dans la même optique j'ai appris à faire les bracelets brésiliens et toute sorte de choses. Lorsque quelqu'un dans la famille a du mal à défaire un noeud, lacet de chaussure ou autre, on m'appelle, ils savent que je suis la spécialiste. Aujourd'hui je peux défaire tous les noeuds.

Hier j'ai été racheté du fil de couleur en mercerie, et j'ai refait un bracelet pour mon père qui m'en demandait un depuis quelques jours, les couleurs de son ancien commençant à passer. C'est avec délice que je lui en ai fait un.

19 septembre 2006

Epineux

J'ai aujourd'hui mes premières heures de cours à la fac. Je pense aussi passer à la Mjc st Marcel cet après-midi pour m'inscrire en chant, de toute façon je ne connais pas d'autre endroit où m'adresser, et même si les cours ne sont pas idéaux, au moins je vais pouvoir chanter.

Je vais à peu près bien, heureusement que les parents sont toujours là pour me soutenir et me redonner confiance en moi.

16 septembre 2006

Yoann

Une page de plus se tourne dans le tourment de ma vie sentimentale.

Je ne regrette pas ce que j'ai ressenti ou fait. Une fois de plus j'ai voulu croire en quelqu'un, et il s'est avéré qu'il n'était pas celui que je croyais. Mais mon cœur a eu quelques palpitations, et j'ai eu des petits moments de pur bonheur.

Je ne suis pas quelqu'un qui vit dans le passé, et une fois que j'ai renoncé à quelqu'un c'est de manière définitive. Mon cœur n'est pas sur la tonalité de la rancune, ce que je n'aime pas c'est l'attente et l'incertitude. Chaque fois que je rencontre quelqu'un qui m'a tout l'air d'être bien et que j'essaie de voir si nos vies sont faites pour s'accorder je m'investis beaucoup émotionnellement, mais une fois l'orage passé je suis très sereine. Certes, c'est une déception, mais je garde la foi, je fais tout pour garder le même allant, et la prochaine fois que le regard d'un homme me fera à nouveau chavirer, je serai prête à y croire encore, de la même façon, avec confiance.

Je continue ma quête d'absolu, d'amour et d'authentique.
Il y a quelque part quelqu'un qui m'attend.