Mon univers

31 juillet 2006

Petits bonheurs et vie tribale

Le temps passe à une allure folle, caractéristique des grandes vacances. Juillet s'achève et les températures baissent enfin, nous permettant à nouveau de respirer un peu. Je suis bien contente d'avoir eu un ventilateur pour m'aider à survivre à cette vague caniculaire.

Je viens de finir un bon livre et je vais maintenant repeindre le plafond de ma chambre avec maman.

J'ai en ce moment de vrais instants de bonheur, des bonheurs simples. J'admire le feuillage des arbres qui danse dans le vent chaud de cette fin d'après-midi et je me rends compte que je ne manque de rien, et je remercie le ciel de m'avoir donné une vie si paisible. Je trouve ma chambre magnifique, l'ambiance à la maison détendue et bon enfant.

La maison change comme toujours, les parents n'arrêtent pas de bricoler en essayant de se contenter de matériel de récup dans le poulailler ou le garage. L'astuce dont fait preuve papa pour recycler de vieilles planches de lits en étagères de bibliothèque design m'épate encore.

Arthur est revenu de colonie et nous raconte ses expériences d'animateur, sa première leçon de surf près de Biarritz et son initiation à la pelote basque.

Nous passons tous de bons moments. Quelle chance de connaître ce lien tribal !

18 juillet 2006

Gare

Nous avons récupéré Arthur à la gare Samedi soir et il repart déjà demain pour une autre colonie surf et jeux de rôle. Le temps passe très vite. Le feu a bien brûlé, les voeux ont explosé dans le champ et nous avons commencé hier une partie de jeu de rôle familiale, ce qui est assez exceptionnel.

Je pense à ma paye pour me motiver au travail et je pense très fort à la rentrée. Nous nous accrochons tous à quelques dates. Le 1er août, arrivée d'un invité qui nous est cher, le 4 l'anniversaire de papa.

C'était mon jour de congé aujourd'hui et je me suis dénichée des baskets vertes en soldes.

Là tout le monde est à la piscine et je reste à me reposer, j'écoute de la musique les yeux fermés.

13 juillet 2006

Such a good day

J'ai passé une bonne journée aujourd'hui.
Le matin je suis partie plus tôt parce que Joseph, qui me sert de chauffeur en ce moment, voulait déposer Nadia en ville à 9h. Du coup j'ai été au café avec lui avant de travailler, ce qui est à la fois rare et agréable.

Au boulot ensuite j'ai pris plaisir à parler à un certain nombre de touristes. C'est la pleine saison et il y a beaucoup de gens qui viennent visiter la cathédrale et donc atterrissent facilement à la librairie pour une carte postale ou une carte IGN, des renseignements. Comme les gens au magasin savent bien que je parle couramment anglais je sers parfois d'interprète, et ça me fait vraiment plaisir de me délier la langue.

En plus le soir on m'a laissé sortir plus tôt que d'habitude. J'ai pu fureter, prendre quelques photos, et le soir nous avons mangé des saucisses dans le jardin. Si il ne faisait pas aussi chaud, ce serait idéal.

Dans la famille nous tenons plus de l'ours polaire que du kangourou et j'ai du mal à supporter la chaleur. Je pense que mon prochain achat sera un ventilateur, le plus puissant que je puisse trouver.

12 juillet 2006

Feu

Vivement le 14 juillet ! En fait on a prévu d'étaler les festivités. Le 14 on fait notre propre feu d'artifice au fond du jardin et le 15 Arthur rentre de colo alors on allume un grand feu dans le champs et on rallume quelques pétards.

On a pris l'habitude de tenir un bâton de feu dans la main et de faire des voeux avant d'allumer la mèche, après quoi on conjecture sur la possible réalisation de nos souhaits selon la trajectoire du projectile.

En plus le 17, c'est la Sainte Charlotte, et par la même la fête de toutes les Carolines.

07 juillet 2006

Botticelli

Une cliente de la librairie m'a dit que je lui évoquais un tableau de Botticelli, les Trois Grâces. Assez surprise, je me jette sur mon ordinateur pour observer le tableau en question.

Je ne sais pas si c'est vraiment fondé mais je dois dire que ça remonte le moral.

Je me sens de mieux en mieux au travail, et je pense que je serai triste de quitter Hisler-Even à la rentrée.

Maintenant que le reste de la famille est en vacances (et ma mère en retraite) on respire mieux à la maison.
J'ai acheté des grandes feuilles et pense bien me remettre à la peinture, ainsi peut être qu'à l'écriture d'un roman policier qui se déroulerait à Metz.

Pour le moment j'ai presque fini de lire Ivanhoe de Sir Walter Scott, que j'ai beaucoup aimé malgré l'ancienneté de l'anglais dans lequel il a été écrit.

05 juillet 2006

De l'importance des rêves

Pendant deux trois ans, je me destinais à devenir psychanalyste, avant d'avoir vraiment la passion de l'anglais. J'aimais surtout les théories de Jung.

C'est que j'accorde beaucoup d'importance aux rêves et leur interprétation m'a toujours fascinée. De plus je suis d'abord facile et les gens se confient facilement à moi, il suffit que je prenne les transports en commun pour que des inconnus me racontent leur vie, et je suis toujours surprise et ravie de la confiance qu'ils mettent en moi.

Pour en revenir aux rêves, je pense que chacun à sa propre façon de rêver, une tonalité unique. Certains s'en souviennent rarement et d'autres presque toujours. Joseph rêvait souvent de poursuites armées et avait des rêves mouvementés (avant son mariage), Georges rêve de combat avec des monstres de tout poil, Arthur s'en souvient peu et n'aime pas les raconter. Mon père peut rêver de tout et de rien, avec souvent une double voire triple lecture, et ma mère rêve soit d'école soit du futur (dont une bonne partie finie par se réaliser -don ou simple coïncidence ?). Pour ma part je rêve souvent de magie, avec des animaux parlants, de vieux sages, des initiations, et j'ai aussi hérité de certaines tendances à rêver du futur comme ma mère, mais moins souvent.

Tous les rêves ont une signification. Les rêves sont le langage de l'âme.

Je suis souvent étonnée de la faible profondeur imaginative des rêves de la plupart des gens, comme mes camarades de classe ou collègues, qui rêvent de travail, des gens qui les entourent, mettant en scène des fantasmes qui ne sont pas durs à déchiffrer.

Aujourd'hui je ne regrette pas de m'être orienté vers l'anglais, qui a plein de trésors à me faire découvrir, mais je ne perdrais jamais ma première vocation de chasseuse de rêve.